Tiens, j’ai participé à un dîner Slow Food ; rassurez-vous, je m’en suis remis !
Le Voyage à Nantes et son expert culinaire Richard Baussay nous ont concocté un Forum sur l’alimentation de demain.
Génération Vignerons y était.
Beaucoup de débats, de discussions et de polémiques aussi ; ambiance universitaire décalée comme on les aime ici à Nantes. Et puis, des travaux pratiques avec les trois dîners Slow Food à la Cantine du Voyage. Juste un petit rappel sur le Slow Food :
ce mouvement international est né en Italie, il y a 30 ans, à l’initiative du critique gastronomique Carlo Petrini qui avait piqué une colère en voyant s’installer un MacDo place d’Espagne à Rome. On ne peut pas être gastronome et ne pas être sensible à la protection des cuisines locales, des races locales, des espèces végétales en danger d’extermination. Ce mouvement anti-uniformisation s’est développé un peu partout dans le monde- 150 000 adhérents – mais curieusement pas beaucoup en France.
D’où cette initiative d’associer l’Alliance Slow Food des Cuisiniers très présente en Bretagne, à l’événement.
Me voilà embarqué dans un dîner militant sur le thème de l’univers végétal qui fait la part belle aux petites productions locales « bonnes, propres et justes ».
Panisse de pois chiche et gaspachos sans tomate en amuse-bouche,
pain perdu aux légumes en entrée, légumes rôtis, bouillons aux épices et j’en passe. Céleri, navet, pois de senteur ? Au petit jeu des devinettes mes voisins de table sont très forts, moi je prends des notes pour me donner une contenance.

Convaincant, mais qu’est–ce qu’on boit ?
Les organisateurs avaient choisi des vins du Domaine de l’Ecu, au Landreau dans le vignoble nantais ; peut-être le plus emblématique des domaines d’ici. Vignes cultivées en biodynamie depuis 30ans, vinification en amphore, Fred le vigneron c’est l’exigence faite homme, sa devise : du raisin et de l’amour.

À vous réveiller une légumineuse !
Jean-Philippe
PS : je souhaite présenter mes excuses aux lecteurs qui ont pu être choqués par la manière caricaturale dont j’ai présenté la Beuchelle tourangelle dans l’article Tours vaut bien le détour.