Le vin d’une vigneronne

Mais où est passé Romain Duris ? Cédric Klapisch nous avait habitué à sa démarche conquérante, son charme ravageur, son sourire radieux ; c’était hier.

©StudioCanal

Le Péril Jeune est de retour avec un trio, une fratrie épatante qui crève l’écran de Ce qui nous lie. Critique unanime avec mention spéciale pour Jean (Pio Marmaï) le fils prodigue, vigneron bourlingueur qui a roulé sa bosse dans les vignobles du Nouveau monde. Jean aime le vin et sait faire du vin.

Ce n’est pas le cas de son frère Jérémie (François Civil), mais il a d’autres qualités, le dernier de la fratrie.

Et au milieu, il y a la sœur : Juliette (Ana Girardot – au regard doux d’Hippolyte, son père) qui a repris les rênes du Domaine bourguignon à la suite de la maladie puis du décès du papa. C’est lourd, trop lourd pour cette jeune trentenaire, mais elle le goût du vin dans le sang ; déjà toute petite elle savait reconnaître les senteurs de paille et le goût du litchi.

Cédric Klapisch connaît les Poupées Russes et sait nous concocter des histoires dans l’histoire. Ma préférée, c’est l’histoire de Juliette. En début de film, elle est hésitante, sur-émotive, déstabilisée par le retour de son frère.

© Emmanuelle Jacobson-Roques

À trois séquences œnologiques que maître Klapisch nous délivre sans lourdeur pédagogique, on voit son autorité s’affirmer. On vendange jeudi ? Elle hésite, c’est mûr mais pas partout. On érafle à 70% ? C’est ce qu’aurait fait papa, c’est ce que conseille Albert, le responsable du chai.

Mais Jean, son vigneron bourlingueur de frère lui dit non. On érafle à 50% seulement pour les touches végétales, la vivacité. Avec des risques, bien sûr.

Et pour finir, l’explosion de sa personnalité :

Non. Je ne veux pas lancer le sous-tirage, je ne veux pas le mettre en bouteille maintenant. Oui, je suis sûre Jérémie, ça va, c’est mon vin, je sais ce que je veux faire avec mon vin, non. Y a un moment ça va, je n’ai pas besoin d’avoir toujours 12 mecs autour de moi pour me dire ce que je dois faire ; vous êtes là à me regarder avec vos grosses couilles, c’est bon, j’ai mes idées, j’ai mon goût. …Quoi ? Quand je prends une décision je n’aime pas qu’on me contredise.

La métamorphose de la fille d’un vigneron bourguignon en vigneronne !

Ici > la bande annonce

Et si elle vous a plu, voici le making-of !

Jean Philippe 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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