destruction massive !

Vino Business (sur France TV en VOD jusqu’au 21/09/2014), documentaire d’Isabelle Saporta diffusé sur France 3 ce lundi 15 septembre m’a scotché à mon fauteuil durant 75 minutes. Je me suis frotté 10 fois les yeux en me demandant si j’hallucinais ou si je regardais le service public de télévision, tellement le propos était dérangeant.

Isabelle Saporta n’est pas novice dans le journalisme de destruction massive ou dans l’art de mettre la plume là où ça fait mal. Collaboratrice de Jean-Pierre Coffe à l’époque de ses indignations vertueuses sur France Inter, elle a choisi son camp et identifié son combat.

Après son « le Livre noir de l’agriculture, où comment on assassine nos paysans, notre santé, notre environnement » publié en 2011, on avait identifié son fond de commerce.

Son livre Vino Business, trop confus et émotionnel, n’avait pas rencontré le succès escompté.

Qu’à cela ne tienne, on en fera un documentaire. Les fameux consultants girondins, Les Hubert de Bouärd, Stéphane Derenoncourt et autres Michel Rolland, auraient dû se douter qu’Isabelle l’Intransigeante allait cogner brutal. Schizophrénie bordelaise, on ne résiste à faire le joli cœur devant la caméra…..A la projection, c’est shocking ! Madame Saporta est attaquée en diffamation.

 

Son combat est juste quand elle s’insurge contre

l’usage massif des pesticides qui met en péril la santé des ouvriers agricoles et la nôtre aussi. Après, quand elle dénonce l’apport des sciences et techniques pour fabriquer des nectars à 500€ le flacon que le monde entier s’arrache, elle défend un point de vue partisan, trotskiste même ? On a le droit de détester le luxe, même si il fait vivre 500 000 personnes en France.

Natural Resistance, le documentaire de Jonathan Nossiter vient immédiatement à l’esprit, en terme de comparaison ; d’autant que j’avais eu l’occasion de le rencontrer à Nantes au printemps dernier.

Tous les deux livrent un combat similaire :

haro sur la chimie qui détruit le monde végétal de la vigne. Protégeons l’honnête vigneron des turpitudes des marchés et revenons aux techniques ancestrales pour retrouver l’harmonie perdue du vin et de la nature…

L’une argumente avec une Kalachnikov, l’autre avec un micro ouvert.

Jean-Philippe

photo à la Une : © KLEIN Stéphane

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