10 bonnes raisons : raison numéro 7

de nombreuses opportunités de transmissions

Jean-Philippe Raffard :

L’Agreste, l’organisme de statistique agricole, indique que, rien que dans le Val de Loire, dans les cinq prochaines années, 520 exploitations viticoles devraient connaître un départ à la retraite. Et ne croyez pas que les enfants reprennent systématiquement le domaine des parents, seulement 40% des vignerons déclarent avoir un successeur connu.

Pour les autres, c’est le marché qu’il faut solliciter. La plate-forme InterVignes est un bon outil pour démarrer sa recherche car elle recense la plus large sélection d’agences spécialisées, de domaines, d’entreprises ou de part de GFA à céder.

Alors quel vin souhaitez-vous faire ? Un vin masculin, robuste, généreux, fier-à-bras où un vin féminin plus délicat, à la bouche gracile comme on disait des margaux ou des volnays. Sauf qu’aujourd’hui les codes ont changé, un vin féminin est un vin signé par une femme. Avec une personnalité marquée, des vinifications audacieuses, une promotion habile, les voilà qui s’affirment. Plus personne aujourd’hui ne s’aventurerait à remettre en cause le talent et la compétence des 12700 femmes vigneronnes– cheffes d’entreprise : elles représentent presque le quart des exploitations, selon les chiffres de la Mutualité sociale agricole.

Aussi les discussions sont vives dans les couples en quête d’un domaine à racheter. L’étiquette sera-t-elle au nom du couple ou de l’un des deux ? L’argument « féminin » pèse davantage aujourd’hui alors que les médias et les réseaux sociaux privilégient les minorités agissantes, appuyés par un nombre croissant de clubs et associations de vigneronnes.

Il peut être judicieux de mettre en avant « madame » quand on reprend une exploitation, à l’exemple de Vanessa Cherruau, aux commandes du château Plaisance à la suite du truculent gaulois Guy Rochais.

Qui l’emportera dans le couple en recherche d’un domaine ? Nous ne prendrons pas partie. Étant en faveur de la paix des ménages, ne pourrait-on pas conseiller aux néo-vignerons de produire certaines cuvées signées « madame » et d’autres signées “monsieur” ?

À chacun son style.

Bonne raison numéro 7 : des formations à la carte et aussi à distance

Ecrit par Jean-Philippe RAFFARD
--------------------------------------------------------------- Toujours volontaire pour une virée dans le vignoble du bout de la Loire, du bout de la France, du bout de l’Europe ou du bout du monde, là où il y a des vignerons, là où il y a du bon vin. Jean Philippe n’oublie pas sa vie antérieure en marketing-communication pour lever le voile sur le commerce du vin et l’ingéniosité des marchands.
le 16 mars 2021
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