Premium Gold Liger 2016

Le Grand Théâtre avait revêtu ses plus beaux atours

pour accueillir le gratin de la vigne et du vin rassemblé ici pour honorer l’attribution tant attendue du Premium Gold LIGER ; la bousculade des médias et du service d’ordre indiquait l’importance de l’événement. Soudain la Présidente apparut sur scène et s’approcha d’une bouteille anonymisée posée sur un piédestal. L’image projetée sur l’écran géant me fit tressaillir : matricule 9861, il est passé dans mon jury, celui-là ! D’un geste très étudié qui fera ce soir la Une des journaux télévisés, la Présidente déflore l’anonymat de la bouteille lauréate en envoyant en l’air un morceau de textile élastique qui pouvait ressembler à une chaussette. And the Winner is……L’intensité du suspens me réveilla en sursaut. Je cherchais mes marques en me demandant si ce rêve était prémonitoire. Peut-être pour les LIGERS 2026 ?

Le president de mon juryPour ma deuxième participation aux LIGERS en tant que dégustateur, j’avais rejoint la table n°70 d’un jury présidé par Jacques-Antoine Toublanc, œnologue-conseil à Excellence de Loire  . Au programme de ce dimanche matin : 6 bouteilles de Menetou-Salon blanc, 7 Sancerre blanc et 15 Saint-Nicolas de Bourgueil à déguster et à évaluer en moins de 3 heures. Après un bref rappel de la procédure, le président lance la dégustation ; nous enquillons les Menetou-Salon avec gourmandise, le millésime 2015 sonnant bien, d’emblée nous distribuons 3 médailles.

Nous enchaînons sur les Sancerre 2015,

après un rappel de la typicité de l’AOC. Et là, qu’est ce qui passe ? Un nez absent, une bouche picotante pour la première, la même chose en pire pour la seconde…Nous échangeons des regards navrés que le président confirme d’un hochement de tête : mauvaise séquence.

matricule 9861Arrive la troisième- matricule 9861 -un nez discret mais profond, déployant des parfums subtils de petites fleurs, une bouche exactement dans le prolongement du nez. Le sourire est de retour : « Il y a de belles choses en Sancerre, il faut être un peu patient ». Mon total atteint 16+, à la porte du paradis. La suite offre du bon et du un peu moins bon. Le président nous propose de re-goûter 3 vins, pour valider d’éventuelles médailles. Le n° 9861 s’impose. Non seulement il confirme ses promesses de première dégustation, mais il en rajoute, dans la mangue et les agrumes. Le président se saisit de la fiche collerette qu’il remplit en synthèse de nos commentaires partagés : gras en attaque, avec une bonne fraîcheur, arômes mangue, fruit acidulé type groseille. Persistance et plaisir. La bouche conforte le nez pour l’aspect gustatif. De 17 à 20 points, c’est l’OR. Mais quel est ce vin ? Comment connaître son identité ?

Nous verrons ça lundi matin,

à l’ouverture du Salon des Vins de Loire lors de la publication des résultats.

Palais des LigersL’espace de libre dégustation du Salon comporte une enclave intitulée Palais des LIGERS où sont présentés à la dégustation les Ligers d’Or. Je parcours les allées pour repérer les Sancerre Blanc primés ; j’en trouve deux : l’Origine de Matthias et Emile Roblin et le Sancerre de Roland Tissier et Fils.

Normalement l’un de ces 2 vins devait porter le matricule 9861 durant le concours. Erreur. Le tableau des résultats indique 5 Sancerre blanc 2015 récompensés par un Liger d’Or.

Le palmaresLaurence Salvetat, l’œnologue responsable du concours éclaire ma lanterne : « les vins récompensés proposés à la libre dégustation sont uniquement ceux des exposants au Salon. Sancerre étant une grande appellation avec de nombreuses bouteilles en concours, il n’est pas étonnant que le palmarès mentionne 5 Ligers d’Or pour cette catégorie. » J’apprends aussi que le travail de l’équipe d’organisation ne s’arrête pas à la publications des résultats : «nous effectuons un suivi et des contrôles – une centaine par an- dans les domaines primés pour nous assurer qu’il y a bien concordance entre les vins dégustés et les vins vendus avec le macaron des Ligers. Une analyse du vin est réalisé et au besoin, nous procédons à une nouvelle dégustation» m’explique Laurence Salvetat.

Je n’ai pas osé lui parler de mon rêve prémonitoire pour la 32ème édition du concours en 2026.

Jean-Philippe

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