Les muscadétours valent le détour

Les élèves du lycée de Briacé, en vignoble nantais, s’étaient mis sur leur trente-et-un pour accueillir les quelques 800 convives participants aux « Agapes entre Amis » des Muscadétours 2014.

Le château de Briacé,  son domaine et son parc offraient un cadre majestueux pour la grande fête annuelle du Muscadet qui depuis 3 ans décline les plus belles variétés de l’appellation au meilleur de la cuisine nantaise.

laurentSuaudeauLes grands ambassadeurs étaient là : Laurent Suaudeau du Manoir de la Boulaie, 2 étoiles Michelin concoctait un agneau tendre grillé aux sarments de vigne, tandis que Jean-Charles Batard, du Restaurant Clémence  nous honorait d’une coquille Saint-Jacques à la crème de potimarron.

 

 

JoLandronA déguster avec l’Amphibolite nature 2013 de Jo Landron,  au nez citronné avec une attaque vive, tendu et acidulé à souhait, un vin produit en biodynamique qui incarne à lui seul le renouveau du Muscadet.

 

 

Savez-vous que le muscadet est un vin de garde ?

Thierry Luneau du Clos des Bourguignons nous en fait la démonstration avec son « vin de Mouzillon » 1989 en magnum à 20€ la bouteille. Tout est parti dans l’après-midi mais soyez rassuré, il a d’autres trésors en cave.

Muscadetours2La découverte du cru communal Muscadet Goulaine, du château de Briacé, fut mon émotion œnologique du jour. Dans sa bouteille bourguignonne, le millésime 2009 a subi un élevage sur lie de 48 mois. Issu des schistes de Goulaine, un terroir réputé, ce vin délivre une puissance aromatique surprenante, de la richesse et une belle longueur en bouche. Le logo Terra Vitis affiché sur la bouteille me rassure sur la démarche de traçabilité que met en œuvre Jacques Brelet, le responsable d’exploitation.

 

Vendus autour de 10€ la bouteille, les sept crus communaux du Muscadet (le Gorges, le Clisson et le Pallet, le Goulaine, le Château-Thébaud, le Monnières-Saint-Fiacre et le Mouzillon-Tillières) ont trouvé leur place chez les cavistes et en restauration ; ils sont aujourd’hui les fleurons de l’appellation. Certains les appellent les Muscadet de prestige, pour moi ça ne passe pas. Allez ! Juste un petit pas à franchir pour les appeler les crus communaux du vignoble nantais, avec un bénéfice d’image garanti.

Chenin, Sauvignon, mes tribulations dans les cépages blancs des vins du Val de Loire touchent à leur fin avec la rencontre du Melon de Bourgogne.

Au diable les préjugés, il tient la route ce cépage avec sa fraîcheur inimitable et ses aptitudes au vieillissement démontrées. Et puis, un coup de chapeau aux vignerons de l’appellation qui, par leur travail acharné, réussissent à sortir le Muscadet de l’ornière.

Jean-Philippe

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