Profession caviste

Les Carafés, un bar sympa sur l’île de Nantes, avec sa terrasse saisonnière et son logo Beaux-Arts ; plutôt un bar-cave à vins-cantine, comme le précise le maître de lieux, l’Angevin Stany Guyot, à la quarantaine rubiconde. Ici, il y a du monde toute la journée avec des pointes à midi, en fin d’après-midi et en soirée surtout le week-end, lorsque se produisent les potes musiciens jazz-rock.

Une ambiance copain à la nantaise,

Les Carafés Nantespropice à la dégustation des dernières trouvailles de la cave. Sous l’apparente nonchalance, ici on bosse. 300 références en vins bios, renouvelées régulièrement, des dégustations pour les pros et les amateurs organisées le jeudi soir, et toujours cette passion pour le travail des amis vignerons.     « Je suis entré professionnellement dans le monde du vin il y a une quinzaine d’années ; toujours caviste, d’abord à Paris, puis à Angers et à Nantes. Nous sommes l’interface entre le vigneron et le consommateur. Nous savons parler des vins, les expliquer, les faire découvrir. C’est ça la magie de la cave : on discute, on déguste, parfois le client achète et nous raconte après comment ça c’est passé quand il a débouché la bouteille chez lui. » Comment peut-on animer une cave sans dégustation ? Je me le demande. Pour Stany la cantine est en plus nécessaire pour travailler les accords mets/vins.

On est un peu les libraires du métier :

indépenCedric Garreaudance et sélection liée à une esthétique personnelle. Je vais à la rencontre de mes « auteurs », ces hommes et ces femmes qui font le vin ; évidemment, je suis plus proche de ceux qui expriment les terroirs sans artifices ni ajouts. Ils me font partager des émotions que j’essaie à mon tour de partager avec le client ». Spécialisé dans les vins de Loire ? Stany réfute cette réduction géographique ; sa cave compte de très belles références en Languedoc, Provence, Côtes du Rhône. Cela n’empêche que la Loire est son terrain de jeu favori. Vous verrez son œil gourmand dans les dégustations vidéo des Anjou Villages, Anjou Blanc et Coteaux-de-l’Aubance. Et des trémolos dans sa voix quand il évoque ses amis Patrick Baudouin ou Cédric Garreau.

Bargain Bin !

C’est comme ça que les Américains qualifient les vins de Loire, m’apprend Stany.  Quelque chose entre le « bon plan et le « coin des affaires ». Une course à la qualité sur des prix qui restent bloqués au taquet. Il est encore temps de prendre le train en marche.

Jean-Philippe

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